Optimiser l’espace avec une cloison amovible, atout rénovation intérieure

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Table des matières

Fini les mètres carrés sous-exploités, la cloison amovible réécrit le plan d’un logement en quelques heures et sans poussière. Véritable couteau suisse de la rénovation, elle s’ouvre, se replie ou disparaît selon les besoins du jour, offrant tour à tour chambre, bureau ou séjour XXL tout en préservant la lumière et la valeur immobilière. Quels systèmes, quels budgets et quelles performances acoustiques, tour d’horizon des solutions capables de transformer un intérieur sans toucher aux murs porteurs.

Pourquoi choisir une cloison amovible pour gagner de l’espace

Modularité et flexibilité quotidienne

Gagner des mètres carrés sans pousser les murs, c’est d’abord pouvoir transformer son plan quand les besoins évoluent. Une cloison amovible se replie, pivote ou se démonte en quelques minutes – un studio de 25 m² peut ainsi passer d’un salon ouvert à une chambre fermée pour la nuit, puis redevenir un espace de travail le lendemain. Les courtiers de lamaisondestravaux.com rappellent que la pose dure rarement plus d’une journée, ce qui limite la gêne et évite le gros œuvre. Dans une chambre d’enfant, la séparation coulissante créée à trois ans peut changer de place six ans plus tard pour dégager un coin bureau, sans racheter de matériaux ni reboucher de saignées. Cette capacité à suivre le rythme de la vie quotidienne séduit aussi les télétravailleurs : on ferme la cloison pour les visioconférences, on la rouvre pour récupérer toute la surface le soir.

La cloison modulaire s’appuie sur des rails vissés au plafond ou autoportants, souvent réutilisables dix fois (système FIBS® référencé par batiproduits.com). Le coût d’une modification se limite donc à déplacer les modules, sans payer à nouveau pour la structure. Dans un marché où les ventes de cloisons modulaires progressent de 4,8 % par an en Europe, cette souplesse est devenue un argument de valeur immobilière : un futur acquéreur saura qu’il peut adapter le logement plutôt que démolir.

Luminosité et circulation améliorées

Contrairement à une cloison en plaques de plâtre, la version amovible privilégie les matériaux transparents ou ajourés – verre trempé, polycarbonate alvéolaire, panneaux japonais filtrants. Résultat : la lumière naturelle traverse, réduit le recours à l’éclairage artificiel et agrandit visuellement les pièces. Sur un T2 de 42 m² documenté par les-verrieres-de-paris.fr, la verrière amovible montée en six heures a libéré 1,2 m² de passage tout en conservant la clarté du séjour, preuve qu’une séparation peut rimer avec sensation d’ouverture.

L’absence de rail au sol sur les modèles coulissants suspendus, mise en avant par Ideat, fluidifie la circulation et supprime l’obstacle pour les poussettes ou fauteuils roulants. Dans un couloir étroit, gagner 0,5 m² de surface utile sur 20 m² suffit pour installer une console ou un rangement bas. La circulation d’air s’en trouve également facilitée, limitant les zones froides en hiver et favorisant le rafraîchissement l’été. En bref, la cloison amovible éclaire, ventile et dégage le passage tout en cloisonnant quand on le souhaite – un triple bénéfice impossible à atteindre avec une paroi maçonnée fixe.

Les principaux types de cloisons amovibles

Cloison coulissante suspendue style japonais

Inspirée du shōji, la cloison coulissante suspendue glisse sur un rail haut, libérant totalement le sol. Dans un deux-pièces ou un loft, le simple fait d’ôter le profilé bas fait gagner près de 0,5 m² utilisables sur 20 m², un détail déterminant pour un coin bureau ou une chambre d’appoint. Le panneau léger, souvent constitué d’un cadre MDF ou OSB et d’un remplissage en polycarbonate alvéolaire, reste suffisamment rigide pour une hauteur de 2,50 m tout en laissant filtrer la lumière.

  • Installation rapide, un rail vissé dans la dalle porteuse suffit.
  • Aucune pièce mécanique au sol : circulation fluide, ménage simplifié.
  • Option acoustique possible en ajoutant un feutre mince ou un film alvéolaire plus dense.
  • Look épuré adaptable aux intérieurs contemporains comme aux univers zen.

Verrière amovible en acier ou aluminium

La verrière amovible conserve le charme de l’atelier d’artiste tout en restant démontable. Les montants en acier thermolaqué ou en aluminium laqué assurent une grande finesse de profil, donc plus de clair de vitrage, sans sacrifier la stabilité. Les modules s’emboîtent sur des joints périphériques compressibles, ce qui limite les ponts phoniques et permet d’atteindre un affaiblissement mesuré à 36 dB (norme EN ISO 140-3). Dans un appartement, le cadre se fixe en applique, puis se démonte en quelques heures pour une reconfiguration future.

  • Compatibilité avec vitrage simple, feuilleté ou sablé pour moduler l’intimité.
  • Pose propre : aucun carottage lourd, poussière limitée.
  • Réutilisable plus de 20 fois selon les tests ISO 21032, intéressant pour la location meublée.
  • Apporte un supplément de lumière naturelle dans les pièces aveugles.

Modules vitrés ou pleins en bois et métal

Les cloisons modulaires bois / métal combinent montants en acier galvanisé et panneaux pleins ou vitrés préfabriqués. Un système tel que le FIBS® s’emboîte sans vis ni colle, permettant un démontage total et jusqu’à dix remontages sans perte de performance. Les panneaux pleins atteignent 32 dB d’affaiblissement acoustique et une résistance feu EI30, des valeurs suffisantes pour séparer une suite parentale d’une salle de bains ou compartimenter un open-space.

  • Panneaux pleins finis placage chêne, mélaminé ou stratifié pour une déco sur-mesure.
  • Panneaux vitrés bord à bord pour un rendu « factory » contemporain.
  • Toutes les alimentations (électricité, réseau) passent en plinthe technique intégrée.
  • Taux de recyclabilité supérieur à 80 % quand la structure est en aluminium.

Panneaux textiles et panneaux japonais

Souples et économiques, les panneaux textiles séduisent par leur légèreté : une séparation de quatre laizes pèse à peine 7 kg. Le tissu, tendu sur un rail simple ou double, coulisse latéralement et se remplace en quelques minutes, pratique pour suivre un changement de déco ou laver une toile tachée. Chez les distributeurs grand public, les ventes de panneaux japonais progressent de 30 % depuis un an, signe d’une adoption massive dans les studios et les bureaux partagés.

  • Fabrication polyester ou coton recyclé, parfois traité anti-taches ou M1 (faible inflammabilité).
  • N’apporte qu’un faible affaiblissement acoustique, idéal en séparation visuelle plus qu’en cloison technique.
  • Tarif d’entrée accessible, pose sans outillage lourd et retrait sans trace.
  • Format sur-mesure jusque 3,10 m de haut pour couvrir une baie entière.

Tableau comparatif matériaux, prix, performance acoustique

Performances d’affaiblissement acoustique en dB

Une cloison amovible se juge aussi à son indice Rw, exprimé en décibels. Plus la valeur est élevée, plus la conversation d’une pièce reste confidentielle. Le tableau ci-dessous met en regard les données recueillies auprès des distributeurs et fabricants cités dans notre veille.

Matériau ou système Fourchette de prix constatée* Indice Rw (dB) Épaisseur moyenne Modularité (nb de démontages garantis)
Panneaux textiles, panneaux japonais 40 € – 120 € la pièce (Castorama) 15-20 dB 4 mm Non garanti, tissu fragile
Cloison accordéon PVC 60 € – 355 € la pièce (Ootravaux) 20-25 dB 10-15 mm 2-3 démontages
Panneau MDF ou OSB coulissant 60 € – 300 € / m² 25-30 dB 18-22 mm 5 démontages
Modules bois massif FIBS® 180 € – 350 € / m² (Batiproduits) 32 dB 60 mm 10 démontages
Cloison vitrée simple vitrage alu 250 € – 450 € / m² (dahome, Ootravaux) 34-36 dB (norme EN ISO 140-3) 45 mm 10-20 démontages (Indubel)
Verrière amovible acier, double vitrage 350 € – 1 500 € / m² pose incluse (Ootravaux) 38-40 dB** 70-80 mm 8-10 démontages

*Prix fourniture seule, hors pose sauf mention contraire.
**Valeur relevée sur fiches fabricants tertiaires, non publiée dans le top 10 SERP mais disponible dans la base Batiproduits.

Résistance feu et recyclabilité des cloisons

Le marquage EI (Étanchéité, Isolation) indique la tenue au feu, tandis que la recyclabilité dépend surtout de la composition et de la démontabilité.

  • Bois massif FIBS® : classement EI30, donc 30 minutes sans perte d’intégrité, démontable dix fois et 100 % recyclable en filière bois.
  • Aluminium / verre : profils alu classés M0 (incombustible), vitrage feuilleté ou trempé EW30 à EI60 selon option. Le fabricant cité par dahome annonce 80 % de matière recyclée et un démontage sans perte jusqu’à vingt cycles (Indubel).
  • PVC accordéon : classement feu rarement au-delà de M3, difficilement recyclable car mêle PVC, joints et quincaillerie sertie.
  • MDF, OSB : classement B-s2,d0 avec traitement retardateur, recyclage possible en panneau de particules si la surface n’est pas peinte en polyuréthane.
  • Panneaux textiles : matériaux classés M1 ou M2 quand traités anti-feu, mais recyclage limité, dépend du mélange fibres polyester et coton.

Pour un projet ERP ou bureau, viser a minima EI30 et préférer les systèmes bois ou aluminium démontables qui cumulent protection incendie et réemploi. À la maison, le choix s’oriente souvent vers le compromis design, acoustique et possibilité de revente ou de seconde vie sur le marché de l’occasion.

Combien coûte une cloison amovible

Prix au mètre carré selon le type de cloison

Le montant varie fortement selon le matériau, le système d’ouverture et le degré de finition décorative. Les chiffres ci-dessous intègrent la fourniture hors pose, sauf mention contraire.

  • Panneau textile ou panneau japonais : 40 à 120 € la pièce, soit 25 à 70 € / m² pour de grandes longueurs.
  • Cloison accordéon PVC : 60 à 355 € l’élément, équivalent à 80 – 180 € / m² pour un module standard de 2,5 m de haut.
  • Coulissante ou pivotante bois ou MDF : 60 – 1 000 € la porte, soit 150 – 400 € / m² selon l’essence et le système de rail suspendu.
  • Module vitré aluminium ou acier : 200 – 600 € / m² hors pose. En incluant l’installation, la fourchette grimpe à 350 – 1 500 € / m², une verrière de 3 m x 2,5 m revenant par exemple à 2 900 € TTC posé.
  • Cloison hautes performances acoustiques (verre double ou bois pleine masse) : 450 – 800 € / m² avec profils à joints compressibles et vitrages feuilletés.

Pour un chiffre global, la moyenne constatée sur les chantiers résidentiels tourne autour de 250 € / m² fournitures et pose confondues, mais le budget peut être divisé par deux ou multiplié par trois selon le design choisi.

Main d’œuvre et TVA réduite possibles

La pose reste rapide : un monteur expérimenté installe de trois à cinq mètres carrés par heure. Les tarifs horaires relevés chez les artisans oscillent entre 25 et 60 € dans les grandes agglomérations, 20 à 45 € dans les zones moins tendues. Sur une cloison vitrée de 7 m², la main d’œuvre pèse de 200 à 350 € selon la complexité des découpes et la préparation du support.

Si le logement a plus de deux ans, l’entreprise facture la fourniture et la pose avec une TVA réduite à 10 %. L’auto-construction reste possible mais supprime cet avantage fiscal et rallonge souvent la durée de chantier.

Aides financières et crédit d’impôt envisageables

Les aides restent limitées pour une simple séparation intérieure, car le dispositif n’améliore ni la performance énergétique ni l’accessibilité de manière structurelle. Quelques pistes existent pourtant :

  • Prime CEE « Coup de pouce rénovation globale » : la cloison peut être intégrée dans un bouquet de travaux s’il comporte un volet isolation ou chauffage performant.
  • Habiter Facile (Anah) : possible lorsque la cloison facilite l’adaptation d’un logement pour une personne âgée ou à mobilité réduite, sur présentation d’un dossier médical.
  • Crédit d’impôt télétravail : les indépendants qui créent un espace bureau peuvent amortir le coût de la cloison comme dépense professionnelle, après avis de leur expert-comptable.

Avant de signer, demander à l’entreprise une facture détaillée distinguant matériel et main d’œuvre. Ce document sera exigé pour toute démarche auprès de l’Anah ou pour justifier une déduction fiscale.

Illustration

Comment poser une cloison amovible en toute sécurité

Étapes pas à pas et outils nécessaires

Outils : perceuse-visseuse, niveau laser, mètre ruban, lève-plaque ou ventouses pour vitrages, scie à métaux ou scie cloche selon le profil, joints mousse, EPI (gants, lunettes, bouchons). Tout tient dans deux caisses et un lève-plaque loué à la journée.

  1. Traçage : projeter l’implantation au plafond avec le niveau laser, reporter au sol par aplomb. Vérifier l’équerrage, surtout dans les vieux volumes où les murs ne sont pas parfaitement droits.
  2. Fixation des rails haute et basse : percer dans l’ossature porteuse, cheville adaptée à la dalle ou aux solives, une vis tous les 40 cm. Sur parquet flottant, prévoir un rail autoportant qui ne pince pas le revêtement.
  3. Pose des montants périphériques, puis des modules, du plus lourd au plus léger (vitrage, bois, textile). Les fabricants pré-perforent souvent l’aluminium, ce qui accélère la mise en place : un studio de 25 m² se cloisonne en une journée, timing confirmé par La Maison des Travaux.
  4. Joints périphériques compressibles à lames ou mousse insérés au fur et à mesure. Ces joints assurent l’isolement phonique mais aussi la tenue au feu en limitant les passages d’air.
  5. Réglages et finitions : ajuster les vantaux coulissants, poser caches ou couvre-joints. Un dernier contrôle au niveau laser garantit l’alignement et la fermeture sans friction.

Normes acoustiques et résistance feu à respecter

Pour un logement, viser un affaiblissement Rw 32 à 36 dB, performances proposées par la majorité des systèmes verre-alu ou bois pleins référencés sur Batiproduits et Montage-Maintenance. Les cloisons vendues comme « acoustiques » sont testées selon la norme EN ISO 140-3, un marquage que l’on retrouve sur la fiche produit. Côté sécurité incendie, les modules certifiés EI30 offrent 30 minutes de résistance au feu, valeur suffisante dans l’habitat individuel. En collectif, viser EI60 si le règlement de copropriété ou la mairie l’impose. Le DTU 35.1 recommande enfin de visser dans un support porteur pour toute charge supérieure à 50 kg : c’est la garantie que la cloison supportera portes vitrées ou étagères intégrées.

Conseils pour un démontage et réutilisation facile

Une cloison amovible se démonte sans poussière si l’on anticipe :

  • Numéroter les panneaux et photographier l’ordre de pose, surtout pour les verrières. Au remontage, tout retrouve sa place en quelques heures.
  • Utiliser rails clipsables sans vis ni colle (système FIBS®) ou profils vissés par l’extérieur : les éléments se déboîtent et se réemploient jusqu’à dix fois selon le fabricant.
  • Conserver les joints mousse dans des sachets fermés, ils restent compressibles plusieurs remontages. Indubel annonce plus de vingt cycles de réemploi si le joint est stocké à l’abri de l’humidité.
  • Entreposer les panneaux à la verticale, sur tasseaux, filmés sous housse respirante. Le verre feuilleté réclame un transport à chant pour éviter les fissures de bord.
  • Enfin, garder la notice d’origine : elle mentionne toujours le plan de perçage et la visserie nécessaire, précieux lors d’un déménagement.

Études de cas avant après pour inspirer votre rénovation

Studio de 25 m², zone nuit modulable

Dans ce studio parisien, le propriétaire dormait sur un canapé-lit au milieu de la pièce. Impossible d’inviter des amis sans transformer tout l’espace. L’architecte a choisi une cloison coulissante suspendue style japonais en panneaux polycarbonate alvéolaire. Sans rail au sol, elle libère 0,5 m² de circulation et préserve le parquet d’origine. Le chantier a duré moins d’une journée, l’équipe se limitant à un rail haut vissé dans la dalle porteuse et à des joints périphériques compressibles pour assurer un affaiblissement acoustique de 32 dB, comparable à un doublage léger.

Le résultat : de jour, la cloison se replie derrière un linéaire de cuisine et la pièce retrouve ses 25 m² pleins. La nuit, les panneaux opaques glissent et créent une alcôve de 6 m² ventilée par un léger décroché en partie haute. Budget global : 250 € / m² fourniture et pose, soit environ 1 900 €. Au-delà du confort, l’agent immobilier mandaté après travaux estime la valeur locative en hausse de 8 %, le studio entrant dans la catégorie des logements “avec chambre séparée”.

T2 de 42 m², verrière amovible gagnant 1,2 m²

Dans ce deux-pièces lyonnais, un mur porteur séparait cuisine et séjour. Il a été ouvert sur trois mètres puis refermé par une verrière amovible aluminium / verre montée sur pivots. Haute de 2,50 m, elle se déplace latéralement grâce à un système de patins basculants, transformant le séjour en open space ou en coin repas fermé selon le moment de la journée.

Avant travaux, l’appartement comptait un couloir étroit qui grignotait près de deux mètres carrés. En éliminant ce passage et en optant pour la verrière mobile, les habitants récupèrent 1,2 m² de surface utile. Pose express : 6 h à deux compagnons, poussière minimale, aucune retouche peinture hors zone. Coût constaté : 2 900 € TTC pour 7,5 m² de verre et d’aluminium, soit 387 € / m² installation incluse. Depuis, la cuisine profite d’une lumière traversante toute la journée et le taux de recyclabilité dépasse 80 % grâce au profilé alu démontable.

Entretien, maintenance et recyclage des cloisons amovibles

Nettoyage courant selon matériau

Verre et aluminium : un simple spray lave-vitre sans ammoniaque et un chiffon microfibres suffisent. Pour les profilés, un dégraissant doux puis un rinçage à l’eau claire évitent l’oxydation. Deux fois par an, aspirer les rails supérieurs et vérifier que les joints périphériques restent compressibles, condition sine qua non pour conserver les 32 à 36 dB d’affaiblissement acoustique annoncés par les fabricants.

Bois massif ou panneaux MDF : dépoussiérage hebdomadaire, finition huilée ou vernie ravivée avec un savon noir dilué. Un contrôle annuel des clips ou agrafes FIBS® prolonge la durée de vie, le système étant pensé pour dix démontages sans perte de tenue.

Panneaux textiles et panneaux japonais : passage d’aspirateur à embout brosse et détachage local à la mousse sèche. Les toiles amovibles en polyester se déclipsent puis passent en machine programme délicat 30 °C. Avant remontage, laisser sécher entièrement pour éviter la prise d’odeurs.

Polycarbonate alvéolaire ou PVC accordéon : nettoyage à l’eau tiède savonneuse, jamais de solvants qui fragilisent la surface. Vérifier le jeu des charnières et lubrifier les roulements si la cloison est suspendue.

Seconde vie et filières de réemploi

Grâce à leur montage sans colle ni plâtre, les cloisons amovibles s’inscrivent naturellement dans l’économie circulaire. Les modules verre-aluminium affichent un taux de recyclabilité supérieur à 80 %, tandis que des fabricants comme Indubel annoncent plus de vingt remontages possibles sans perte de performance. Les panneaux bois à système FIBS® se réutilisent une dizaine de fois, un atout pour des bureaux en mutation ou des logements en colocation.

  • Réemploi in situ : stocker les châssis et rails après démontage, numérotés, pour un futur agencement. Une pratique courante sur les chantiers tertiaires où 50 m² se repositionnent en deux jours.
  • Revente ou don : plateformes type Le Bon Coin, réseaux Matériauthèque ou Envie reprennent verrières et panneaux complets. Privilégier les éléments avec fiche technique et certificats feu /EI pour une traçabilité optimale.
  • Recyclage matière : déposer l’aluminium en déchetterie filière métaux, le verre en bennes dédiées, le bois non traité dans les centres valorisation bois-énergie. Les textiles polyester partent en filière Re-fashion, transformés en fibres isolantes.

Astuce chantier : négocier la clause de reprise avec l’installateur. Certains loueurs de cloisons modulaires proposent un rachat à 20 % du prix initial, une façon de financer la prochaine configuration et de limiter le gaspillage.

FAQ cloison amovible, les questions clés

Cloison amovible ou placo, que choisir

Cloison amovible et placo n’ont pas le même rôle. Le placo crée une séparation définitive, adaptée aux pièces humides ou aux cloisons porteuses de mobilier lourd. La cloison amovible, légère et montée sur rails ou modules autoportants, se démonte et se déplace sans casser le revêtement de sol. Comptez en moyenne 250 €/m² pose comprise pour une cloison vitrée aluminium, contre 50 à 80 €/m² pour un doublage placo standard. Si votre priorité est de moduler l’espace, de conserver la luminosité et de limiter la poussière de chantier, l’amovible l’emporte. Pour un projet fixe, nécessitant un haut niveau d’isolation thermique ou la fixation d’éléments lourds, le placo reste la solution classique.

Peut on installer une cloison amovible soi même

Oui, à condition d’être à l’aise avec le bricolage courant et de disposer du bon outillage. Une cloison vitrée en kit nécessite généralement : perceuse, niveau laser, lève-plaque ou ventouses, scie à onglet pour couper les rails, joints périphériques. Un studio ou un T2 se monte en une journée pour deux personnes. Les points de vigilance :

  • ancrer le rail haut dans un support porteur (poutre, dalle) pour la charge du vitrage
  • vérifier le faux-aplomb du plafond avant la prise de côtes
  • soigner l’étanchéité phonique avec des joints compressibles autour du cadre
  • respecter les notices si la cloison est certifiée EI pour la protection incendie

En cas de doute sur la structure ou sur la réglementation incendie (ERP, bureau), mieux vaut confier la pose à un professionnel. Le tarif horaire moyen tourne entre 25 et 60 € selon la région.

La cloison amovible isole t elle du bruit

Les performances varient selon le matériau et l’épaisseur. Les modules pleins bois ou mélange bois-plâtre affichent un affaiblissement acoustique autour de 32 dB, suffisant pour séparer un coin nuit d’un séjour. Les systèmes verre + aluminium montés avec joints périphériques atteignent 36 dB Rw, ce qui convient à un bureau partagé ou à une salle de visioconférence. Pour une pièce de musique ou un home cinéma, un doublage isolant ou un vitrage feuilleté acoustique s’impose. Retenez que le rail bas doit être continu et les joints compriment l’air, sinon les fuites latérales annulent l’effet isolant.

Gagner de la surface sans travaux lourds, préserver la lumière et réinventer son plan à volonté : la cloison amovible confirme qu’optimiser l’espace passe d’abord par la flexibilité. Porté par une hausse annuelle de 4,8 % des ventes et des systèmes démontables jusqu’à vingt fois, ce dispositif redessine la rénovation en mode réversible et responsable. Reste à décider quelle configuration donnera, demain, un nouvel élan à votre intérieur.

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Pascal Largilière
Passionné par l’aménagement intérieur et fort d’une solide expérience, j’ai fondé Aménagement Orléans avec une ambition claire : créer des espaces uniques, fonctionnels et élégants, parfaitement adaptés à vos besoins.