Cloison de séparation, l’alliée design de votre aménagement intérieur

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Open space, coin bureau improvisé, chambre que l’on souhaite isoler, la cloison de séparation redessine le plan sans béton ni poussière et fait circuler la lumière tout en domptant les décibels. Véritable couteau suisse déco, du verre atelier au claustra végétal, elle s’installe vite, coûte moins qu’un mur porteur et libère des centimètres précieux. Tour d’horizon de cette alliée design qui conjugue style, modularité et performance.

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Avantages d’une cloison de séparation design

Optimiser l’espace sans construire un mur porteur

Une cloison de séparation design se fixe sur rails ou par simple pression, sans reprise de charge. Résultat : le chantier s’allège, aucun renfort de fondation ni intervention sur la structure existante. Avec une épaisseur comprise entre 45 mm (verre ou métal) et 95 mm (ossature plaque de plâtre avec isolant), elle libère jusqu’à 12 cm par mètre linéaire face à un mur porteur classique de 20 cm. Sur un deux-pièces de 40 m², cela représente presque 0,5 m² récupéré, l’équivalent d’un placard supplémentaire.

Cette légèreté ouvre la porte à des configurations modulables : claustra pivotant pour isoler un coin nuit, verrière coulissante qui disparaît dans une niche, panneaux aimantés qui s’accrochent et se retirent à volonté. Le tout pour un budget de 60 à 150 €/m² pose comprise (source Travaux.com) contre un mur maçonné approchant les 350 €/m². Une solution idéale pour les locataires ou pour des chantiers dont la durée doit rester courte.

Gagner en luminosité et fluidité de circulation

La transparence arrive en haut de la liste des motivations. Verrière atelier, claustra ajouré, panneaux polycarbonate : ces formats laissent filer la lumière naturelle jusque dans les pièces aveugles. Selon l’enquête interne Rhinov sur 800 projets, l’ajout d’une verrière fait grimper la luminance moyenne de 18 % dans les zones attenantes. Une lampe reste donc éteinte plus longtemps, facteur d’économie d’énergie non négligeable.

Côté circulation, l’absence de retour de mur épais offre un passage plus large. Une porte coulissante en galandage libère 0,7 m² au sol, de quoi faire entrer un fauteuil ou orienter différemment le canapé. Les lignes verticales des tasseaux guident naturellement le regard et créent un sentiment de profondeur. Le logement paraît plus grand, sans que l’on ait touché à sa surface réelle.

Améliorer l’acoustique intérieure

Les modèles dits « acoustiques » intègrent une mousse haute densité ou du feutre recyclé. Coulidoor annonce jusqu’à 34 dB d’affaiblissement pour ses cloisons amovibles. Montée sur ossature métallique, une double plaque de plâtre + laine minérale dépasse 45 dB, soit le niveau recommandé pour séparer un bureau d’une pièce de vie.

Le design joue aussi son rôle. Un claustra bois avec lames décalées casse la propagation directe des ondes sonores alors qu’un panneau feutré rainuré absorbe les fréquences médium liées à la voix. Ces solutions créent un cocon de travail ou un coin lecture plus calme sans sacrifier l’esthétique, point souvent ignoré par les traitements phonique traditionnels.

Les 7 familles de cloisons de séparation intérieure

Verrière atelier pour style industriel lumineux

Avec ses montants métalliques noir mat et ses vitrages toute hauteur, la verrière atelier reste la star des plateaux loft. Elle sculpte l’espace sans bloquer la lumière, idéale entre cuisine et séjour ou pour isoler une suite parentale. Les profils aluminium extrudé gagnent du terrain sur l’acier plus lourd et plus coûteux, tout en acceptant du verre feuilleté de sécurité. Côté configuration, le module fixe à 4 ou 6 travées domine mais les fabricants proposent désormais des ouvrants battants ou coulissants afin d’aérer la pièce et faciliter le nettoyage.

Claustra bois et tasseaux pour chaleur naturelle

Le claustra bois coche la case cocooning. Posé du sol au plafond ou simplement sur un soubassement, il multiplie les variations : tasseaux en chêne clair, lames ajourées en pin thermotraité ou motifs paramétriques découpés CNC. Le rythme régulier des lames filtre les regards tout en laissant passer 50 % de lumière environ. Un vernis mat incolore suffit à protéger le bois dans les pièces sèches, tandis qu’un saturateur huilé assure la tenue dans une salle de bains ventilée.

Cloison coulissante et galandage version gain de place

La cloison coulissante libère jusqu’à 1,2 m² par porte sauvée : un atout précieux dans les studios et couloirs étroits. Montée sur rail apparent ou intégrée en galandage, la feuille de plâtre ou le panneau MDF disparaît dans le doublage mur. Les kits prêts à poser intègrent amortisseurs de fin de course pour éviter les claquements et joints brosse anti-poussière. Plusieurs marques proposent des remplissages en verre sérigraphié ou en miroir afin de compenser la perte de lumière d’une cloison pleine.

Cloison amovible acoustique pour bureau à domicile

En réponse à l’explosion du télétravail, la cloison amovible acoustique s’installe sans gros œuvre et se démonte en quelques heures. Ses panneaux sandwich bois-laine minérale ou aluminium-mousse haute densité affichent des affaiblissements mesurés de 30 à 40 dB selon les fabricants. Clips invisibles et pieds vérins règlent l’aplomb sans percer le sol, pratique en location. Les revêtements tissu tendu ou feutrine apportent une note décorative et servent de panneau mémo avec punaises ou velcro.

Paravent XXL et panneaux japonais faciles à déplacer

Solution nomade par excellence, le paravent trois ou quatre vantaux permet de moduler l’agencement au gré des activités. Bois tressé, cannage, toile tendue imprimée ou encore cannage, la palette décorative ne cesse de s’élargir. S’ajoutent les panneaux japonais coulissant sur un rail plafond en simple ou double voie : fermés, ils dessinent un mur léger, ouverts, ils se regroupent dans un retour de mur de 60 cm seulement. Un atout pour séparer un coin nuit dans un studio ou masquer un dressing sans sacrifier le passage.

Mur végétal ou claustra vert pour déco écologique

Envie de biophilie ? Le mur végétal intérieur, qu’il soit hydroponique ou en stabilisé, améliore la qualité de l’air et régule l’humidité ambiante. Placé sur une paroi technique équipée d’un bac étanche et d’un éclairage LED horticole, il occupe moins de 15 cm d’épaisseur. Plus léger, le claustra vert associe structure métal laqué et pots amovibles, parfait pour un couloir sombre ou un open-space. Dans les deux cas, prévoir une ventilation basse et haute pour éviter les moisissures sur les parois voisines.

Panneaux modulaires en polycarbonate pour design contemporain

Translucide, léger et recyclable, le polycarbonate alvéolaire arrive en force dans la déco néo-industrielle. Les panneaux de 16 à 40 mm d’épaisseur se clipsent sur un cadre aluminium anodisé et admettent des hauteurs sous plafond de 3,20 m sans raidisseur. La teinte opale diffuse la lumière tout en bloquant la vue directe, idéal pour une salle de bains attenante ou un sas d’entrée. Option nervurée ou satinée pour atténuer l’effet “serre” et améliorer l’isolation thermique grâce à l’air emprisonné dans les alvéoles.

Quels matériaux pour une cloison intérieure sur mesure

Bois massif MDF ou cannage avantages et limites

Bois massif donne immédiatement du relief grâce à son veinage et à sa solidité. Posé en tasseaux verticaux ou en panneaux pleins, il apporte une vraie chaleur visuelle et améliore légèrement l’acoustique. Son poids demande cependant une ossature rigide et un support de dalle fiable. Il craint aussi les variations d’humidité, d’où l’intérêt d’un traitement hydro avant la mise en peinture ou l’application d’une huile naturelle.

MDF (panneau de fibres de bois densifiées) séduit pour son prix contenu et sa surface parfaitement lisse, idéale si la cloison est destinée à recevoir une laque colorée ou un papier peint. Il résiste moins bien aux chocs que le massif et demande un bordage soigné pour éviter l’éclatement du chant.

Le cannage, rotin tressé ou plaque de paille de Vienne, répond à la tendance du mobilier vintage. Intégré dans un cadre bois, il laisse passer la lumière tout en filtrant les regards. Limites : faible isolation phonique et grande sensibilité aux projections d’eau, ce qui réserve ce matériau aux zones sèches du logement.

Verre simple ou feuilleté sécurité et entretien

Le verre clair simple est la solution la plus lumineuse. Sa mise en œuvre dans une verrière ou un châssis fixe se fait avec un vitrage trempé pour limiter le risque de blessure. Il n’isole quasiment pas du bruit et peut créer des reflets gênants dans les espaces de travail.

Le verre feuilleté superpose deux feuilles collées par un film PVB. Ce sandwich retient les éclats en cas d’impact, conforme aux exigences des zones de circulation ou des logements avec enfants. Il offre aussi un léger gain acoustique (jusqu’à 36 dB suivant l’épaisseur). Nettoyage : linge microfibre et nettoyant neutre, sans produit abrasif pour préserver le film intercalé.

Pour les pièces humides ou un effet verrière industrielle, on choisit souvent un traitement anticalcaire ou un vitrage décor sablé qui masque partiellement la vue tout en laissant passer la lumière.

Métal thermolaqué robustesse et ligne épurée

Une cloison en métal thermolaqué (acier ou aluminium) joue sur la finesse des montants, parfois réduits à 2 cm d’épaisseur, créant un graphisme épuré. Le thermolaquage projette une poudre colorée puis cuit l’ensemble à haute température, formant une couche protectrice homogène et très résistante aux rayures.

Avantages : structure autoportante, longue durée de vie, entretien réduit à un simple chiffon humide. Inconvénients : fabrication sur mesure indispensable pour un ajustement parfait, poids plus élevé qu’une cloison légère en plaque de plâtre, et nécessité d’un rupteur thermique si la cloison sépare une zone chauffée d’un espace non chauffé (véranda, loggia).

Matériaux composites recyclés option éco responsable

Panneaux en PET recyclé, feuilles de polyéthylène issues des bouteilles, ou plaques de cellulose compressée fabriquées à partir de journaux, ces produits innovants répondent à la demande de cloisons à faible impact carbone. Leur masse volumique réduite facilite la mise en œuvre sans gros outillage.

Les fabricants mettent en avant :

  • absorptions acoustiques jusqu’à 0,80 αw pour certains panneaux microperforés, pratiques dans un bureau à domicile
  • score de recyclabilité supérieur à 80 % en fin de vie
  • absence de COV grâce à des liants bio

Ces matériaux restent plus sensibles aux rayures que le métal et ne supportent pas toujours les fortes contraintes de charge. Une finition vernie ou un placage décor stratifié limite ces risques tout en gardant la démarche éco responsable.

Prix d’une cloison de séparation et budget à prévoir

Fourchettes de prix au mètre carré par type de cloison

Plaque de plâtre sur ossature : 60 à 100 €/m² fourniture et pose comprises, la solution la plus abordable hors finition déco. Claustra bois ou tasseaux : 120 à 220 €/m² selon l’essence (pin, chêne, châtaignier) et la section des lames. Cloison coulissante pleine ou vitrée : 150 à 350 €/m², le prix grimpant dès qu’on passe en système à galandage ou rail suspendu. Cloison amovible acoustique (panneaux sur vérins ou rails plafonnier) : 210 à 400 €/m² pour un affaiblissement phonique de 30 à 40 dB. Verrière atelier aluminium : 750 à 1 200 €/m² en sur-mesure, épaisseur de verre feuilleté incluse. Mur végétal stabilisé : 300 à 600 €/m² hors système d’irrigation. Panneaux polycarbonate alvéolaire : 90 à 160 €/m², intéressant pour un look contemporain et léger.

Coût de la pose artisan versus auto construction

Passer par un plaquiste, un menuisier ou un ferronnier ajoute en moyenne 30 à 70 €/m² de main-d’œuvre, soit un budget global qui peut doubler pour une petite surface. Exemple : une cloison plaque de plâtre de 10 m² revient à 600 € en autoconstruction (matériaux + consommables) contre 900 à 1 200 € si un artisan intervient. Pour les systèmes techniques (galandage, verrière, amovible acoustique), la main-d’œuvre grimpe à 100 voire 150 €/m², mais ces montages exigent un parfait réglage d’alignement et d’étanchéité à l’air. Autoconstruire une verrière reste envisageable via des kits pré-montés, toutefois le moindre faux-aplomb se voit immédiatement : beaucoup de particuliers préfèrent confier au pro la prise de cotes, la découpe du verre et le sertissage.

Aides et crédits d’impôt potentiels en rénovation

Une cloison séparative n’ouvre pas, en soi, de droits directs à MaPrimeRénov ou au dispositif prime énergie, car elle ne génère pas d’économie de chauffage. Deux coups de pouce demeurent néanmoins possibles : la TVA réduite à 10 % appliquée aux travaux d’amélioration dans un logement de plus de deux ans et les aides de l’Anah lorsqu’une cloison fait partie d’un bouquet de rénovation globale (isolation, ventilation, sécurité). Certains conseils départementaux accordent également une subvention pour l’adaptation PMR, par exemple l’installation d’une cloison coulissante large passage. La dépense est alors prise en charge de 30 à 50 % sur présentation des factures artisan, ce qui exclut l’autoconstruction.

Installer une cloison de séparation étape par étape

Préparer le plan au sol et vérifier le DTU 25.41

Commencer par un relevé précis : tracez au sol l’axe de la future cloison avec un cordeau à poudre, puis reportez-le au plafond à l’aide d’un fil à plomb ou d’un laser. Repérez portes, prises et interrupteurs pour éviter toute surprise au moment du passage des gaines. Le DTU 25.41 impose notamment : entraxe des montants de 60 cm pour une plaque BA13 standard, fixations tous les 1 m sur rail haut et bas, et usage d’une bande résiliente si l’on recherche un affaiblissement acoustique supérieur. Une vérification rapide de la planéité du sol et de l’horizontalité du plafond évite des compensations plus tard.

Monter l’ossature rails et montants sans erreur

Posez d’abord le rail bas en le vissant ou en le chevillant tous les 60 cm, bande mousse acoustique dessous pour limiter les transmissions de bruit. Alignez ensuite le rail haut exactement à la verticale : une légère dérive et la plaque ne tombera plus sur le montant. Glissez les montants en R48 ou R70, face ouverte tournée vers la zone de vissage, bloquez-les par sertissage ou vis autoperceuses. Contrôlez la verticalité à chaque montant avec un niveau à bulle. Avant de refermer, insérez isolant laine minérale et réservations pour l’électricité (boîtes cloison sèche). Une fenêtre intérieure ou verrière ? Préparez un chevêtre rigidifié par deux montants doublés.

Finir la cloison : joints, peinture et finitions déco

Vissez les plaques de plâtre (25 vis par plaque en périphérie et au milieu) en quinconce, vis légèrement creusées sans arracher le carton. Posez la bande à joint armée dans une première passe d’enduit, lissez, laissez sécher, deuxième passe, ponçage grain 120, troisième passe de finition si nécessaire. Une sous-couche universelle uniformise l’absorption, puis deux couches de peinture ou un revêtement décoratif : papier peint graphique, tasseaux bois décoratifs, même un mur végétal modulaire si le support est protégé. Soignez les angles sortants avec des cornières métalliques ou PVC pour une résistance accrue aux chocs.

Déplacer ou enlever une cloison amovible : mode d’emploi

Une cloison accordéon, coulissante ou sur vérins se démonte sans gros outil. Numérotez les panneaux, décrochez-les en commençant par l’élément terminal. Libérez ensuite les rails plafonniers ou la lisse basse apparente. Protégez le sol et stockez les panneaux à plat. Pour déplacer la cloison, repositionnez le rail haut à la nouvelle cote, vérifiez l’aplomb, puis clipsez ou vissez à nouveau les panneaux dans l’ordre inverse. Si la cloison s’appuie sur des vérins réglables, desserrez, déplacez, resserrez. Un joint silicone discret au sol et au plafond assure l’étanchéité à l’air et atténue les vibrations, sans bloquer un futur démontage.

Erreurs fréquentes et conseils d’architecte

Sous estimer la luminosité et la transparence

L’œil réclame 300 à 500 lux pour un confort visuel correct, seuil rarement atteint quand une cloison de séparation plein panneau coupe la trajectoire du soleil. Les architectes recommandent de tracer sur le plan l’angle de lumière naturelle à chaque saison puis de réserver au moins 30 % de surface vitrée ou ajourée dans la cloison située entre la fenêtre et la zone de vie. Verrière atelier, claustra bois à lames espacées de 30 mm ou polycarbonate micro-rainuré laissent passer entre 60 et 85 % de la clarté sans sacrifier l’intimité. Avant de valider le dessin, poser un luxmètre de smartphone dans la future pièce permet de vérifier que le niveau lumineux reste supérieur à 250 lux au fond de la pièce, même en plein hiver.

Négliger l’isolation phonique et thermique

Un panneau en plaque de plâtre simple paroi affiche à peine 32 dB d’affaiblissement, bien en dessous des attentes pour un bureau ou une chambre. Les cloisons amovibles équipées de mousse acoustique atteignent 34 dB, mais un remplissage double peau + laine minérale monte à 45 dB pour un surcoût moyen de 18 €/m². Sur le plan thermique, un simple vitrage non feuilleté crée un pont froid et fait chuter la température intérieure de 2 °C en moyenne. L’architecte conseille donc :

  • Intégrer dès le devis des rupteurs thermiques ou des profils aluminium avec rupture de pont thermique.
  • Privilégier un vitrage feuilleté 44.2 à gaz argon ou un polycarbonate alvéolaire 16 mm (Ug 1,5) quand la cloison longe une façade nord.
  • Prévoir un joint périphérique acoustique souple pour éviter la résonance entre dalle et plafond.

Choisir un matériau incompatible avec la pièce humide

Dans une salle de bains, un claustra en MDF verni gonfle dès 70 % d’humidité relative. Dans une cuisine, l’acier brut s’oxyde en trois mois si la hotte n’est pas raccordée. Les pros retiennent le triptyque facilité d’entretien, résistance à la vapeur, stabilité dimensionnelle. Quelques garde-fous :

  1. Opter pour un bois exotique ou un sapin traité classe 3 avec vernis marin, coefficient de gonflement inférieur à 0,4 %.
  2. Employer un panneau hydrofuge type placo bleu ou ciment allégé dès que la cloison reçoit des éclaboussures.
  3. Choisir un profil aluminium thermolaqué ou un inox 304 brossé plutôt qu’un acier classique.
  4. Ventiler la pièce (extraction 15 volumes/heure) pour limiter la condensation sur le vitrage.

Le coût initial grimpe de 10 à 20 %, mais la réparation d’une cloison gonflée ou rouillée dépasse vite 150 €/m², main-d’œuvre comprise. Autant investir dès la conception.

Entretien et durabilité des cloisons intérieures

Nettoyage du verre et traitement anti rayures

Un vitrage clair fera toujours la différence dans la perception de l’espace. Pour conserver cette transparence, mise sur un chiffon micro-fibres légèrement humidifié et un mélange maison eau tiède, vinaigre blanc et quelques gouttes de liquide vaisselle. Oublie les papiers journaux qui peuvent rayer les verres laqués et bannis les produits contenant de l’ammoniaque si le remplissage est en verre feuilleté, le film PVB se trouble à la longue.

Une trace plus résistante ? Passe une lame de raclette neuve en respectant un angle de 30°, sans jamais revenir en arrière. Les rayures superficielles se corrigent avec une pâte à polir au cérium, appliquée au tampon feutre sur perceuse basse vitesse. Pour prévenir plutôt que guérir, deux options : un film anti rayures transparent (épaisseur 100 µm) ou un nano-revêtement hydrophobe, pulvérisé puis lustré, qui réduit l’adhérence du calcaire et augmente la dureté de surface de 20 % environ.

Protection du bois contre l’humidité et les chocs

Qu’il s’agisse d’un claustra en chêne ou de tasseaux en épicéa, le bois reste vivant. Dans les pièces sèches, une huile naturelle dure nourrit les fibres et se ravive sans ponçage. Dans une cuisine ou près d’une douche, préfère un vernis polyuréthane bicouche ou un saturateur marin classé “extérieur vertical” : il résiste à 300 cycles d’humidification-séchage. Passe toujours une première couche diluée à 10 % pour imprégner le support, puis une couche de finition. Entre deux passages, ponce au grain 150 léger pour optimiser l’accroche.

Pour les impacts de chaise ou d’aspirateur, colle sous les chants des patins PVC transparents ou installe un socle métallique discret de 3 mm d’épaisseur. Une latte abîmée ? Coupe la portion endommagée, recolle un morceau neuf à la colle PU puis ré-harmonise la teinte avec une cire dure en bâton. Taux d’humidité de la pièce autour de 40 à 60 % conseillé pour limiter les déformations.

Réparer et repeindre une cloison plâtre fissurée

Une micro-fissure oblique sur plaque de plâtre annonce souvent un léger mouvement d’ossature metallique ou un joint mal chargé. Ouvre la lézarde en V à l’aide d’un grattoir triangulaire, dépoussière, puis bourre un enduit de rebouchage à prise rapide. Pose aussitôt une bande papier micro-perforée, maroufle, et recouvre d’un enduit de lissage en deux passes croisées, chacun tiré au couteau de 20 cm.

Après 24 h de séchage, ponce au grain 180, aspire, puis applique une sous-couche acrylique pour fixer le fond. Termine par deux couches croisées de peinture mat profond ou velours selon l’ambiance. Ce protocole limite la réapparition des fissurations et garantit une teinte uniforme, sans auréole.

FAQ cloison de séparation design

Les interrogations les plus courantes ont été compilées ci-dessous, avec des réponses concises issues des retours d’artisans, d’architectes d’intérieur et des normes en vigueur.

  • Quel budget prévoir au mètre carré ? Hors verrière, comptez en moyenne 60 à 150 € pose comprise pour une cloison plaque de plâtre ou claustra bois et de 750 à 1 200 € pour une verrière alu sur mesure.
  • Une cloison design réduit-elle vraiment les bruits ? Oui si l’on intègre une laine minérale ou des panneaux mousse (jusqu’à 34 dB d’affaiblissement). Les claustras ajourés décoratifs n’offrent en revanche qu’un confort visuel.
  • Faut-il un DTU pour la pose ? La référence est le DTU 25.41 pour les cloisons sèches. Pour le verre, le feuilleté est imposé en logement dès que la cloison descend à moins d’un mètre du sol.
  • Peut-on installer soi-même une cloison coulissante ? Oui si l’on maîtrise la pose de rails, la vérification d’aplomb et l’équerrage. Prévoir 4 à 6 heures pour 10 m² à deux personnes, hors finitions.
  • Quelle épaisseur maximale pour ne pas perdre de surface ? Les solutions plaque de plâtre tournent autour de 72 mm ossature comprise. Une verrière fine descend à 40 mm, un mur végétal peut dépasser 150 mm avec le substrat.
  • Bois et pièces humides, compatible ? Plaquez le bois d’un vernis marine ou optez pour un stratifié hydro. Dans une salle d’eau, privilégiez l’aluminium ou le verre traité anticalcaire.
  • Quelles aides financières existent ? Aucune subvention spécifique, mais la TVA réduite à 10 % s’applique si la fourniture et la pose sont facturées par la même entreprise dans un logement achevé depuis plus de deux ans.
  • Comment déplacer une cloison amovible ? Déclipsez les modules, retirez les pressions au plafond et au sol, repositionnez le rail supérieur puis reclipsez. Opération réalisable sans reprise de sol ni plafond.
  • Entretien d’une verrière noire mat ? Un chiffon microfibres et un nettoyant vitres suffisent. Pour l’alu thermolaqué, évitez les éponges abrasives qui rayent la laque.
  • Une cloison végétale demande-t-elle un arrosage ? Les modèles stabilisés n’exigent aucun entretien, les versions vivantes se raccordent à un goutte-à-goutte intégré ou se pulvérisent une fois par semaine.

Loin du mur qui fige les plans, la cloison design libère de la surface, prolonge la lumière et calme les décibels pour un budget bien plus léger que la maçonnerie. Matériau, transparence, épaisseur, tout se décide sur plan avant de déclencher la perceuse ou de confier le chantier à un pro. Et si la véritable mue de l’habitat tenait dans ces quelques centimètres d’ingéniosité capables de rendre à un deux-pièces l’équivalent d’un placard ? À chacun désormais d’aligner tasseaux, vitrages ou panneaux pour signer la prochaine page de son intérieur.

4.9/5 - (12)
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Pascal Largilière
Passionné par l’aménagement intérieur et fort d’une solide expérience, j’ai fondé Aménagement Orléans avec une ambition claire : créer des espaces uniques, fonctionnels et élégants, parfaitement adaptés à vos besoins.